Position et stratégie

La politique internationale de l’UNC est fortement influencée par sa position géographique, dans un archipel du Pacifique Sud faiblement peuplé. En tant qu’établissement de l’enseignement supérieur français, l’UNC subit les contraintes de l’éloignement avec les centres décisionnaires de la métropole et de l’Europe. Elle dispose en revanche d’atouts considérables pour favoriser son développement dans son aire naturelle d’influence :

  • Présence dans la région de trois collectivités ou pays française d’outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna) ;
  • Adossement au système d’enseignement et de recherche européen ;
  • Proximité avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande ;
  • Fort potentiel de recherche de la Nouvelle-Calédonie (diversités ethnique et culturelle, Histoire, lagons, biodiversité terrestre et marine, mine et nickel…) et présence de plusieurs organismes de recherche partenaires ;
  • Rôle de pont entre les mondes francophone et anglophone.

Une université française et européenne dans le Pacifique sud

Les standards de l’enseignement supérieur et de la recherche français et européens s’appliquent en Nouvelle-Calédonie ; à ce titre l’UNC présente l’intérêt pour les partenaires de la région d’être à la fois française et européenne, ouvrant les portes à de possibles coopérations en matière d’éducation et de recherche scientifique tant avec les pays les plus riches (Australie, Nouvelle-Zélande) que les moins avancés (Fiji, Vanuatu, Papouasie Nouvelle-Guinée…). A titre d’exemple, l’UNC participe au programme d’échange Erasmus avec l’Europe et ambitionne d’étendre son action au programme Erasmus Mundus.

La Nouvelle-Calédonie

Archipel d’Océanie situé dans le Pacifique Sud-Ouest
Située à 20.000 km de la France métropolitaine, 2.000 km de la Nouvelle-Zélande et 1.500 km de l’Australie
Superficie : 18.875 km2
Population : 250.000 habitants
Capitale : Nouméa (100.000 habitants)
Langue : français
Langue d’enseignement : français
Statut : « Sui generis » ; collectivité française d’outre-mer gérée par les Accords de Matignon et l’Accord de Nouméa
Système d’éducation : français/européen
Organisation politique : Congrès et Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ; trois provinces (Sud, Nord et Iles)
Climat : tropical, tempéré
Hotspot mondial de la biodiversité terrestre et marine ; taux d’endémicité élevé
Lagon classé en 2008 au patrimoine mondial de l’Humanité
Principale richesse : nickel
Devise : Franc Pacifique (XPF) 1 euro = 119,33 XPF
Indicatif international : + 687
Fuseau horaire : +11 GMT

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La coopération régionale

Les échanges avec les universités australiennes et néo-zélandaises sont nombreux. En matière scientifique, ils sont le fait des équipes de recherche. Les partenariats se traduisent par des accords-cadres de coopération incluant la mobilité des enseignants-chercheurs et des étudiants ainsi que la Recherche.

L’ambition que porte l’UNC est de développer des projets de coopération scientifique sur la durée autour de problématiques d’intérêt majeur pour la Nouvelle-Calédonie (mines, érosion, gestion de l’eau, assainissement, gestion des déchets, aménagement du territoire, diversité culturelle et linguistique…). Ces partenariats sont à construire prioritairement à travers les relations France-Europe-Australie-Nouvelle-Zélande

L’UNC participe aux actions de coopération de la France et de la Nouvelle-Calédonie en direction des pays en développement. Son interlocutrice privilégiée est l’University of the South Pacific aux îles Fidji dont le champ d’intervention couvre 12 petits Etats insulaires. L’UNC contribue également aux actions de formation à Vanuatu notamment en organisant à Port-Vila la formation au Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires et en accueillant chaque année une centaine d’étudiants de ce pays sur son campus. Enfin, l’UNC gère l’antenne de l’IUFM pour Wallis-et-Futuna et accueille un nombre important d’étudiants de ce territoire. Dans un contexte régional caractérisé par l’insularité, le développement accéléré de l’usage des outils numériques est un élément essentiel dans la réussite des actions de coopération.

Stratégie de développement

Le rayonnement de l’UNC et le développement de son rôle dans le Pacifique Sud s’organisent en conséquence autour de quatre priorités :

  • Une politique de coopération scientifique et d’enseignement, menée avec des universités et organismes de recherche étrangers (Australie, Nouvelle-Zélande, Fidji, Hawaii, Europe...) ;
  • Une participation aux politiques publiques de coopération régionale de l’Etat et de la Nouvelle-Calédonie dans les domaines de la formation et de la recherche ;
  • Un encouragement à la mobilité entrante et sortante des enseignants-chercheurs et des étudiants ;
  • Une promotion de l’enseignement du français et de la francophonie.

Afin de poursuivre et d’intensifier son ouverture internationale ainsi que son rayonnement dans la région, l’UNC se propose :

Dans le domaine de la formation

  • d’accroître de manière significative la mobilité internationale des étudiants avec l’objectif de compter respectivement 5% d’étudiants sortants et d’étudiants étrangers entrants à l’horizon 2013-2014 ;
  • d’augmenter le nombre d’accords de partenariat durables dans les domaines de la recherche et de l’enseignement ;
  • de veiller à une diversification géographique de ces accords en poursuivant la participation au programme Erasmus et en développant les liens avec l’Asie et les Amériques ;
  • de favoriser l’accueil d’étudiants australiens, néo-zélandais mais également océaniens au sens large, en proposant des formations adaptées (université d’été, cours en français/anglais, master classes thématiques…) ;
  • d’encourager la mobilité des enseignants-chercheurs de l’UNC et l’accueil d’enseignants-chercheurs, de doctorants et post-doctorants de la région ;
  • d'être actif dans le réseau PIURN (Pacific Insular Universities Research Network) regroupant les universités des petits Etats insulaires de la région ;
  • d’internationaliser ces formations en proposant des masters en deux langues répondant aux problématiques régionales ;
  • de favoriser l’émergence d’un centre pour le Français Langue Etrangère dispensant des formations à la demande et accordant des certifications.

Dans le domaine de la recherche

  • de construire durablement et avec des objectifs précis une politique de coopération scientifique avec les universités françaises, australiennes et néo-zélandaises ;
  • d’assurer une meilleure coordination des coopérations internationales avec les organismes de recherche du territoire en s’appuyant sur les dynamiques partenariales engagées (Grand Observatoire pour le Pacifique Sud, PIURN, PACE-NET...) ;
  • De favoriser l’émergence d’un Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur en Nouvelle-Calédonie ;
  • de s’insérer davantage dans les programmes de recherche à l’international de la France et de l’Union Européenne.

La mobilité des étudiants calédoniens

Le souhait de l’UNC est de promouvoir la mobilité internationale de ses étudiants, non comme une exception mais comme une évidence. La mobilité est facilitée par le système LMD qui permet le transfert de crédits ECTS et est encouragée par un appui personnalisé à tout étudiant candidat (conseil, programme et contrat d’études, aides financières…). L’objectif d’ici 2013-2014 est de faciliter le départ de 120 à 140 étudiants chaque année, pour un stage en entreprise, un séjour linguistique, un semestre ou une année de mobilité, soit approximativement 5% des effectifs.

Nouville, campus international

Promouvoir la Nouvelle-Calédonie et l’UNC, offrir des formations adéquates, enseigner le français, améliorer les conditions d’accueil et de vie sur le campus de Nouville, dynamiser la vie estudiantine… Autant de priorités pour développer l’accueil d’étudiants étrangers (5% à l’horizon 2013-2014) et réussir leur intégration. Recevoir des étudiants internationaux est également un vecteur d’échange sur le campus et d’enrichissement culturel pour les étudiants de l’UNC. L'UNC accueille chaque année en moyenne 200 étudiants étrangers dont  une cinquantaine sont en échange. Le sport universitaire est également un facteur de développement des échanges internationaux.