En ce qui concerne les études sur l’écologie microbienne des sols miniers, les résultats ont montré un effet puissant de la pression de sélection des métaux (Ni, Cr, Co, Mn,...). Des groupes entiers de champignons (Tuberculariacées, Dématiacées) sont même totalement absents de tels milieux, principalement sous l’effet de la toxicité métallique. D’autres micro-organismes, par contre, sont stimulés par les métaux. Les actinomycetes semblent être les espèces pionnières de la recolonisation des terrains dégradés.
La concentration en métaux extractibles, notamment Ni et Co, est proportionnelle à l’activité microbienne des sols, ce qui a pour conséquence que les sols miniers les plus « fertiles » sont en même temps les plus toxiques et implique une pression d’adaptation très forte. Il est montré que ce sont principalement les microorganismes natifs qui libèrent Ni et Co dans le sol et que le rôle du pH est peu important.