Quelle que soit la discipline, le taux de réussite en première année à l’université est souvent inférieur aux résultats nationaux. Cela s’explique principalement du fait qu’en Nouvelle-Calédonie un nombre important de bacheliers choisit l’université alors que les baccalauréats obtenus ne sont pas en conformité avec les exigences des études universitaires.
L’échec en cours ou en fin de première année de cursus n’est cependant pas une spécificité calédonienne. C’est en effet lors du premier contact avec la réalité universitaire que certains étudiants « craquent » par mauvais usage d’une « liberté de s’organiser et de gérer son temps » toute neuve.
C’est pour cela que le Ministère de l’Enseignement Supérieur a créé il y a environ une décennie un dispositif de lutte contre l’échec universitaire et d’aide à la réussite appelé « tutorat », régi par des textes officiels, et a mis les moyens adéquats à disposition des universités. L’UNC a décidé de considérer la réussite des étudiants comme une priorité.
A l’UNC, on distingue un tutorat de soutien, classique, et un tutorat de remise à niveau fondé sur la révision des programmes des terminales . Ce dernier est destiné aux étudiants ayant un bac en inadéquation avec la filière dans laquelle ils sont inscrits ou aux étudiants qui souhaiteraient renforcer leurs connaissances acquises.
L’université est un système de formation complètement différent de celui du lycée, même s’il en est le prolongement.
La réussite dans ce nouvel univers implique la connaissance de certaines règles :
Toutes les études menées sur la réussite des étudiants de première année tendent à faire apparaître que la réussite ou l’échec tiennent parfois à peu de choses :
Le tutorat vise à apporter ces éléments de méthode afin d’améliorer les potentialités de réussite des étudiants et à permettre au plus grand nombre d’accéder à une véritable égalité de chances.
Les maîtres de stage sont des enseignants de l’UNC qui ont la responsabilité du tutorat dans une discipline ou dans un champ disciplinaire donné. C’est eux qui recrutent les tuteurs et coordonnent leurs activités.
Les étudiants « tutorés » sont répartis en petits groupes par discipline. Ces groupes sont animés par un « tuteur », qui est soit un(e) étudiant(e) d’un niveau supérieur à la deuxième année de licence (ancien DEUG), soit un ancien étudiant de l’UNC, soit parfois par un enseignant extérieur en activité ou à la retraite. Les tuteurs ne se substituent pas aux enseignants. Ils sont là pour dynamiser le travail des « tutorés » et les aider.
Le tutorat est avant tout une démarche volontaire qui s’adresse à tous les étudiants de première année, y compris les étudiants de DEUST et de capacité en droit.
Le tutorat n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé aux étudiant(e)s présentant des lacunes importantes dans des disciplines fondamentales, notamment à ceux et celles qui ont obtenu des baccalauréats techniques et professionnels.
En tout début d’année universitaire, les maîtres de stages expliquent aux étudiants les objectifs du tutorat et leur demandent de s’inscrire, s’ils le souhaitent, sur une liste dans la discipline concernée. Les maîtres de stages se doivent d’insister pour que les étudiants ayant un baccalauréat non ou peu adapté au cursus qu’ils ont choisi s’inscrivent. Ces listes serviront à définir des groupes de tutorat et donc le nombre de tuteurs nécessaires.
Contacts : René Zimmer (zimmer@univ-nc.nc) pour le département LLSH, Yvon Cavaloc (cavaloc@univ-nc.nc) pour le département S&T, Anne-Marie Gavard (gavard@univ-nc.nc) pour le département DEG.
Dossiers de suivi :
Attention ! Ces fiches servent aux tuteurs lorsqu’ils ont été sélectionnés !
/B_texte_vide>